M., 22 ans au compteur, écrivaine puérile et complexe à mes heures perdues, paraît-il.

Qu'est ce qui est le plus tragique dans notre relation, qu'on ne se parle plus, ou qu'on se soit connus ?
Encore un qui a essayé de me prendre par les sentiments (et par cul, par la même occasion).
Je n'ai jamais couché avec lui, mais il ne se...

Qu'est ce qui est le plus tragique dans notre relation, qu'on ne se parle plus, ou qu'on se soit connus ?

Encore un qui a essayé de me prendre par les sentiments (et par cul, par la même occasion).

Je n'ai jamais couché avec lui, mais il ne se laisserait pas prier si je lui disais que mon vagin me brûle. Seulement voilà, il me dégoûte, malgré un faciès très plaisant à voir.

Pas de morpions, pas de problèmes.

A qui le tour ?

J'aime pas revenir ici.

Cela me fait penser à I. Toutes les chansons, textes, coups de gueule… J'ai vraiment souffert. Je ne veux plus ressasser ces mauvais souvenirs, que je considère désormais comme des erreurs de jeunesse (décidemment, je suis une véritable quiche!).
J'aspire à aller de l'avant, à concrétiser des projets solides et durables avec mon copain (contre toute attente, cette mésaventure nous a rapproché, même si à l'intérieur de moi, j'en garde encore des stigmates). Et puis, la vie est belle, pas vrai?

J'ai tenté de te haïr, mais la colère est partie, j'ai fais de la place dans mon cœur. Je veux que tu saches que tu me manques, que les bons souvenirs l'emportent sur la haine et la rancœur.

Ça ne manque pas de revenir ici, et de me plaindre sur des histoires aussi insignifiantes et stériles, soient-elles. Petit à petit, le temps fait son cours. Dieu fait le tri sur mes fréquentations, il ne me reste plus grand monde sur qui je peux compter, et sécher mes larmes sur une épaule compatissante et soucieuse de mon bien-être. Mais je me rends compte que je suis tout de même entourée de véritables petites pépites, et pour rien au monde je ne voudrai changer cela.

Pourtant, il y a un détail qui m'échappe. Je m'adresse à toutes les personnes qui vouent un culte malsain aux arracheurs de cœur.

Je ne comprends pas les personnes qui font tout séduire une personne (sachant qu'elle n'est pas libre, mais ce n'est qu'un détail pour ces chiens de la casse), et qu'une fois que la proie a été “apprivoisée” (cela ne signifie pas forcément que tu as trompé quelqu'un), vous prenez la poudre d'escampette, et vous disparaissez dans la nature, sans vous expliquer. Vous pensez que votre réaction face à cette situation est très intelligente et significative de votre respect envers votre prochain. Laissez moi rire.

Sérieusement, j'en ai marre de toutes ces saloperies qui me sortent des niaiseries tout droit sortis de 50 nuances de Grey. On me l'a fait tout le temps, je suis fatiguée de donner ma confiance à des personnes qui ne s'intéressent uniquement qu'à mon tour de poitrine. Je n'ai que des éjaculations faciales à donner ? Vous ne pensez pas que je mérite un peu d'amour, de tendresse, d'attention, et surtout du respect? Quand est-ce que quelqu'un comprendra qu'on ne construit pas une relation basée uniquement que sur le sexe?

Au début, je pensais que ma mère était excessive sur sa vision des rapports sentimentaux. Elle me disait que les garçons étaient habités par leurs besoins charnels, et qu'ils pouvaient très fins et manipulateurs pour arriver à leurs fins, quitte à inventer des sentiments pour toi, juste pour consommer le fruit défendu. J'ai longtemps pensé que les garçons n'agissaient pas de cette manière, et qu'ils pouvaient s'intéresser à ma personne, sans pour autant vouloir me demander si j'étais intéressée par du soft SM (c'est véridique…). Je me suis totalement trompée à leur sujet, et plus les années passent, et plus la situation dégénère. Heureusement tout de même, que j'ai trouvé ma moitié. Mais malheureusement je dois être confrontée à ce type de désagrément pour me rendre compte que certaines personnes sont vraiment habitées par le diable. Parce que vouloir exprimer son désir à une tierce personne c'est humain, tout le monde le fait. Mais en parler de façon crue, et manquer totalement de respect à la personne que tu es, c'est tout simplement intolérable.

J'ai plus envie d'écrire. Je suis lassée de ressasser toujours la même merde, et m'enfoncer dans un gouffre sans fin.
Et puis, mon cerveau est en hibernation cérébrale.

I mean I could, but why would I want to?

(Source: Spotify)

TOYS - Fire

S'aimer, c'est avoir faim ensemble et non pas se dévorer l'un l'autre.

Autour de moi, il y a les briques roses et la sensation de légèreté, les jardins qui s'enchaînent, tous semblables mais avec un certain charme, il y a les trottoirs qui brûlent sous le soleil de plomb, les carrelages en mosaïque, et les églises où le monde se presse. Le clocher résonne dans mes tympans : à l'intérieur de moi, tout à coup, des pulsations prennent possession de mon corps. J'aperçois mon reflet dans le miroir : un corps qui, l'année dernière, flottait dans des vêtements informes, et je n'étais plus que l'ombre de moi-même, mais aujourd'hui, ça change, tout change. J'aperçois aussi cette femme voilée aux mains ridées, au sourire quelque peu défait, un livre de Baudelaire dans les mains, et je me dis : ressentons-nous le même spleen, le même désespoir accroché à nos tripes ? Recherchons-nous la même évasion, la même fuite en vagabondant dans les rues de Toulouse, sans but précis. A côté de moi, des enfants qui courent à en perdre haleine, malgré la chaleur écrasante, et je me dis : que c'est beau l'innocence et les joues roses, le teint pâle et les cheveux qui volent au vent, que c'est beau ce sourire aux lèvres, la peau lisse et la tête pleine de projets, la route pas encore tracée, route au mille trajets possibles. Soudainement, je croise un regard noir, qui me traverse de par en par, je me retourne et j'aperçois : cette silhouette filiforme, quasi fantomatique, et l'impression que cette fille volait au-dessus du sol, d'une plume légère qui recherche le ciel, et je me dis : quelle a été la dernière fois où j'ai tenté de mettre fin à mes jours, tant je croyais que cette vie n'en valait pas la peine ? Je traînais, des fardeaux partout avec moi. Et soudainement, tout est revenu comme un flashback qui laisse un trou béant dans ma poitrine : le laisser faire, me laisser bercer par ses paroles, il me disait que j'étais belle, et quel est le prix de telles paroles pour moi, enfant prostrée dans son mal-être et résignée au malheur, son sourire innocent, mais pourtant, ses mots qui perfore mes entrailles, nos histoires qui se dénouent.
En croisant ces passagers, ces inconnus, je fais le bilan de ma vie : 22 ans ont passé, à la fois douloureux et urgents, il fallait que je vive jusqu'en crever et j'ai bien failli y rester. Parfois, je me demande ce qui m'a tenue envie. Peut-être les courbatures aux côtes à force d'avoir trop couru pour chercher une raison de vivre, peut-être le passé qui me colle à la peau, la chair pourrie qui s'accroche à mes pores, peut-être cette envie de combattre, car je me dis qu'il y a une fin à tout, alors pourquoi pas moi, pourquoi n'aurais-je pas droit au bonheur ? Ca me semblait si loin, et pourtant, aujourd'hui : quand je suis dans ses bras, c'est comme rejoindre le ciel, une dimension dont nous sommes les seuls maîtres. Ca me semblait si loin, et pourtant, aujourd'hui : je crois que je tourne enfin la page.

(Source: Spotify)

Je me sens bloquée. J'avance, sans avoir l'impression de le faire.